1.2 Définir les contours du projet

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Avant de vous lancer, quelques décisions structurantes s’imposent. Elles détermineront le temps nécessaire, le matériel à prévoir et le niveau d’autonomie attendu des élèves. Les réponses à ces questions vous guideront tout au long du projet.

Définir l’ampleur

  • Quel format je vise ? Un film très court (30 secondes) ou un projet plus ambitieux (plusieurs minutes) ?
  • En combien de temps ? C’est le critère déterminant pour décider d’un dispositif pédagogique. Vous trouverez au chapitre suivant des pistes d’organisation concrètes en fonction du temps à disposition.
  • Quel est mon niveau d’exigence ? Un rendu « projet scolaire » assumé suffit. L’essentiel est que les élèves vivent le processus de création.

Définir la finalité

Un film gagne à être vu. Donner une finalité à la production renforce l’engagement des élèves et donne du sens au travail accompli. Quelques idées :

  • Projection en classe ou dans l’école (classes de parrainage, fête de fin d’année).
  • Partage avec les parents (lien privé, projection lors d’une soirée portfolio).
  • Participation au Festival Courts du primaire du SEM

Point de vigilance 1 : Le droit à l’image

Si un film montre des élèves reconnaissables (photo, voix, prénom…) et qu’il est diffusé au-delà de l’école, une autorisation parentale est nécessaire. Préparez et faites signer un formulaire avant le début du projet. Pour rappel, le SEM fournit des formulaires-type à personnaliser : LIEN ICI

Point de vigilance 2 : Le droit d’auteur

Dès qu’un film dépasse le cadre d’une séance de projection réservée aux proches, l’exception pédagogique au droit d’auteur ne s’applique plus. Si vous souhaitez héberger le film en ligne ou l’envoyer aux familles, la solution la plus simple est sans doute d’utiliser des médias libres de droits. Vous trouverez une pléthore d’images, musiques, bruitages et vidéos libres de droits sur Pixabay, par exemple. Pensez à mentionner les crédits au générique du film.

Choisir le type d’animation

Deux grandes approches existent. Ce choix a un impact direct sur la complexité de l’animation, le type de décors et l’installation du matériel.

Choix narratifs et artistiques

Film muet ? Voix off ? Dialogues ?

Ce choix influence directement le scénario et la complexité du montage :

  • Film muet (avec ou sans musique) : le plus simple. Idéal pour un premier projet. Le montage se limite à assembler les scènes et éventuellement ajouter une bande sonore.
  • Voix off : un narrateur raconte l’histoire par-dessus les images. Nécessite un enregistrement audio et un montage dans iMovie.
  • Dialogues : les personnages parlent. Plus ambitieux : il faut enregistrer les voix puis synchroniser avec l’image. Réservé aux projets longs ou aux élèves expérimentés.

Matériaux et techniques

Plusieurs techniques sont envisageables : découpages papier (dessins, magazines, photos…), objets du quotidien, pixilation (avec des personnes réelles), ou un mélange de techniques. La pâte à modeler fait tout de suite très envie aux élèves qui connaissent Wallace & Gromit, mais ce n’est pas le plus facile des médiums, surtout pour l’animation en volume.

L’incrustation sur fond vert

Autant le savoir maintenant : l’app de montage gère très bien les fonds verts/bleus. L’incrustation (ou « fond vert ») permet de remplacer un arrière-plan uni par une image ou une vidéo de votre choix. C’est une possibilité créative intéressante, mais elle ajoute de la complexité : un éclairage soigné pour éviter les ombres, et un montage dans iMovie. 

Les valeurs de cadre

Même pour une première production, varier les cadrages sert directement le scénario et rend le film plus vivant. Deux ou trois valeurs suffisent pour commencer : le plan moyen (personnage en entier), le gros plan (visage ou détail) et le plan d’ensemble (vue large du décor). Ces notions peuvent être travaillées en amont avec les élèves à travers le visionnage de courts métrages.

Structurer l’histoire

Un film d’animation, même très court, gagne à être préparé grâce à un mini scénario structuré. Donnez aux élèves l’occasion de l’élaborer.

Etape 1: le synopsis

Quelques phrases qui exposent les décors, les personnages et résument brièvement l’histoire (mots-clés). C’est le point de départ de tout le projet.

Étape 2 : le scénarimage (ou storyboard)

Le scénarimage est le tableau de bord du projet. Il découpe l’histoire en plans successifs : pour chaque plan, un dessin simple, une brève description de l’action, la valeur de cadre (plan moyen, gros plan…) et éventuellement le son prévu. C’est un outil de travail qui guidera les élèves pendant le tournage : il doit être bref pour être efficace.

Le tournage n’est pas forcément chronologique. Comme au cinéma, on peut tourner les scènes dans le désordre et les assembler au montage. Si deux scènes utilisent le même décor mais ne se suivent pas dans l’histoire, il est plus efficace de les tourner à la suite. Le scénarimage permet notamment de planifier cela.

Étape 3 facultative : le scénario

Pour les projets les plus longs et les plus complexes, avec de nombreux dialogues, on peut aussi choisir de se baser sur un scénario plus élaboré et figé. Ça demandera bien sûr un tout autre investissement en temps.

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